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La dissuasion française repose sur deux composantes : à quoi servent-elles ?
Sous-marins et avions : une architecture héritée de la guerre froide, régulièrement modernisée, et dont la doctrine tient en quelques principes.
Par Marc Tissier · · lecture 2 min
- Composante océanique
- sous-marins lanceurs d'engins, au moins un en patrouille en permanence
- Composante aéroportée
- avions de combat porteurs de missiles
- Doctrine
- stricte suffisance, intérêts vitaux
- Décision d'emploi
- président de la République seul
La dissuasion nucléaire française s'appuie sur deux composantes complémentaires. La composante océanique repose sur des sous-marins lanceurs d'engins, dont au moins un est en patrouille en permanence, invisible et donc difficile à neutraliser. La composante aéroportée met en œuvre des avions de combat porteurs de missiles, depuis des bases terrestres et depuis le porte-avions.
Pourquoi deux composantes
La redondance vise à garantir qu'aucune attaque surprise ne puisse supprimer la capacité de riposte. L'aviation apporte en outre une visibilité politique : un déploiement peut être rendu perceptible, ce qui n'est pas le cas d'un sous-marin en patrouille.
Une doctrine résumée en trois notions
La France s'en tient officiellement à la stricte suffisance, c'est-à-dire au niveau d'armement le plus bas possible compatible avec la crédibilité. L'emploi est réservé à la défense des intérêts vitaux, dont l'appréciation relève du président de la République, seul à pouvoir décider d'un engagement.
Un débat européen
La question d'un rôle européen de la dissuasion française revient régulièrement dans le débat public. Les autorités rappellent que la décision d'emploi resterait nationale, tout en évoquant une dimension européenne des intérêts vitaux, formulation volontairement large.
Sources
- Documents publics du ministère des Armées
- Loi de programmation militaire en vigueur
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