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Le prix à la pompe, thermomètre des tensions internationales
Le gazole dépasse 2,37 euros le litre, tout près de son record d'avril. La géopolitique explique une partie de la facture, la fiscalité le reste.
Par Léa Sabbagh · · lecture 2 min
- Gazole
- plus de 2,37 € le litre en moyenne, le 17 septembre
- Record
- un peu plus de 2,38 €, atteint en avril 2026
- Part des taxes
- environ 44 % du prix du gazole fin août
- Effet direct
- blocages de ports par des pêcheurs en Méditerranée
Le prix des carburants relie directement l'actualité internationale au budget des ménages. À la mi-septembre, le gazole dépassait en moyenne 2,37 euros le litre en France, frôlant le record d'avril. Le SP95-E10 se situait autour de 2,12 euros.
Ce qui pèse sur les cours
Le prix du brut réagit aux tensions dans les zones de production et sur les routes maritimes : détroits, terminaux d'exportation, capacités de raffinage. S'y ajoutent les décisions des pays producteurs sur leurs volumes et l'état de la demande mondiale. Les marges de raffinage, souvent oubliées, peuvent faire varier le prix du gazole indépendamment du brut.
La part fiscale
Fin août, les taxes représentaient environ 44 % du prix du gazole et la moitié de celui de l'essence. L'accise, fixée par volume, ne bouge pas avec les cours ; la TVA, proportionnelle, augmente avec eux.
Des conséquences immédiates
Les professionnels dont le carburant constitue le premier poste de charges réagissent vite. Depuis le 14 septembre, des marins-pêcheurs bloquent plusieurs ports de Méditerranée pour réclamer un soutien face au coût du gazole, et une délégation devait être reçue par la ministre chargée de la Pêche.
Sources
- Données publiques des prix des carburants
- Bulletin pétrolier européen
- Dépêches AFP, septembre 2026
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